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Habitat, Aménagement, Construction, Paysages

Le pays de Caux

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publié le 23 février 2018


Le pays de Caux
 
Le Pays de Caux est globalement composé d’un immense plateau vallonné, entaillé de vallées et situé entre la Manche et la vallée de la Seine. L’habitat caractéristique est celui des clos-masures, isolés ou regroupés en villages et en bourgs. Le plateau se divise lui-même en six parties. Les critères de différenciation des paysages s’appuient sur la proximité de la mer et l’organisation de l’habitat  : Le Caux maritime forme le premier ensemble. Le long de la côte de la Manche, sur une largeur de 10 km environ, l’influence maritime se perçoit avec ses vents permanents et un habitat plus rare, privilégiant les replis des petites vallées.

Le Cap d’Ailly se singularise nettement du Caux maritime par la présence d’une végétation acidophile, atypique en Haute-Normandie associée à un habitat balnéaire de grande qualité.

Le pays de Caux autour d’Yvetot et de Doudeville, et dont la limite orientale s’appuie sur les vallées de la Varenne et de l’Andelle, se caractérise par la présence de grands clos-masures regroupés en hameaux et villages.

La pointe de Caux, limitée par la vallée de Bolbec, compte peu de villages mais un habitat dispersé et isolé, de grandes ou petites fermes.

Le Caux au nord du Havre, dominant l’estuaire, accueille une grande partie de l’agglomération du Havre. C’est un territoire de grande dynamique urbaine.

Le Caux autour de Rouen, qui ceinture et englobe une partie de la ville de Rouen, voit ses villages se transformer avec de nombreuses extensions d’habitat et d’activités sous l’influence urbaine de l’agglomération.

Les vallées s’organisent également en trois groupes distincts :

  • Les vallées littorales : sur sa façade littorale, le plateau de Caux est entaillé par de petits fleuves côtiers et des valleuses ; ces courtes entailles qui débouchent sur la mer, offre des paysages tout à fait singuliers dans l’environnement extrêmement dégagé du plateau et de la mer. On y découvre les sites les plus fréquentés de la Haute-Normandie.
  • La vallée de Dieppe : sur l’ensemble de ces embouchures maritimes, elle occupe une position particulière avec son urbanisation qui s’étend dans toute la vallée et sur les plateaux limitrophes
  • Les petites vallées affluentes de la Seine : sur la façade fluviale que dessine la Seine, le pays de Caux est entaillé par de petites vallées, qui composent des espaces intimes et verdoyants, dans lesquels les villes de Rouen, Duclair,

Caudebec-en-Caux ou Lillebonne se sont nichées. On retrouve pour chacune d’elles, à peu près les mêmes caractéristiques paysagères.

Au final, 9 unités de paysage se distinguent dans le pays de Caux :

  Le Caux maritime

Le Caux maritime
Le Caux maritime correspond au secteur nord du pays de Caux de Dieppe au Havre. Il s’agit d’une bande d’une dizaine de kilomètres de largeur qui s’enfonce dans les terres depuis le bord de mer. Plateau en pente douce débouchant sur la mer, une série d’indices y laissent percevoir la proximité de la Manche. Entre les hautes falaises de craie, des valleuses et des vallées plus ou moins importantes entaillent le plateau et forment les points de contact avec l’univers côtier.

► Voir la fiche sur : Le Caux maritime (format pdf - 2.9 Mo - 14/02/2018)

Le débouché des vallées du littoral est un évènement spectaculaire (2009- Commune d’Etretat)


  Les vallées littorales

Les vallées littorales
Les fleuves côtiers du pays de Caux constituent des points de contact, entre l’univers littoral et le cœur du pays de Caux. Clairement séparés du plateau, ces reliefs en creux prennent naissance au centre du pays de Caux pour les plus grandes vallées comme celles de la Durdent, de la Saâne, de la Valmont ou de la Scie qui peuvent faire plus de 25 kilomètres de longueur. Les grandes villes maritimes d’Etretat ou de Fécamp sont implantées sur ces sites idéaux au débouché des vallées, entre plateau et façade maritime, face à la Manche.

► Voir la fiche sur : Les vallées littorales (format pdf - 1.7 Mo - 14/02/2018)

Une extension récente de Bénouville très visible sur le plateau. (2009 - commune de Bordeaux-Saint-Clair)


  La vallée de Dieppe

La vallée de Dieppe
Sur le littoral cauchois, l’agglomération de Dieppe se situe à une soixantaine de kilomètres au nord de Rouen. Entre le pays de Caux et le Petit Caux, Dieppe et sa vallée se situent dans la vallée de l’Arques, à la convergence de trois vallées, l’Eaulne, la Béthune et la Varenne. Dieppe constitue la limite nord du pays de Bray. Entre des falaises hautes d’une centaine de mètres, l’agglomération s’est implantée dans le fond de vallée et plus récemment sur les coteaux et le plateau.

► Voir la fiche sur : La vallée de Dieppe (format pdf - 2.1 Mo - 14/02/2018)

Dieppe depuis le belvédère : le boulevard de la mer et la ville sont dominés par des monuments repères. (2009 - commune de Dieppe)


  Le Cap d’Ailly

Le Cap d'Ailly
Situé entre les vallées de la Scie au sud-ouest, et de la Saâne au nord-est, l’unité de paysage du Cap d’Ailly correspond aux trois communes de Sainte-Marguerite-sur-Mer, Varengeville-sur-Mer, et Hautot-sur-Mer. Emergeant d’une trentaine de mètres environ au-dessus du plateau du Pays de Caux, le Cap d’Ailly est perçu depuis les territoires qui l’entourent comme un couvert boisé qui coiffe les falaises du littoral.

► Voir la fiche sur : Le Cap d’Ailly (format pdf - 3.4 Mo - 14/02/2018)

La Gorge des Moutiers, une clairière littorale. (2009 - commune de Varengeville-sur-Mer)


  Le pays de Caux

Le pays de Caux
Le pays de Caux se situe au cœur de la Seine-Maritime. Limité à l’est par les vallées de la Varenne et de l’Andelle et par la vallée de la Seine au sud, il occupe la quasi-totalité du grand plateau calcaire qui prend place au nord de la Seine. A l’approche de la côte, sous l’influence maritime de la Manche, le paysage prend un autre caractère, plus aérien et plus ouvert, que l’on nomme le Caux maritime. Aux abords des grandes villes du Havre et de Rouen, le paysage rural du pays de Caux se transforme sous l’influence des extensions urbaines. Ils font l’objet de deux autres unités de paysage : le Caux au nord du Havre et le Caux autour de Rouen.

► Voir la fiche sur : Le pays de Caux (format pdf - 3.2 Mo - 14/02/2018)

Des arbres isolés qui signalent la présence d’une marnière


  La pointe de Caux

La pointe du Caux
A l’ouest d’une ligne entre la vallée de la Ganzeville au nord et la vallée du Commerce au sud, la pointe de Caux rejoint les bords de la Manche et la vallée de la Seine. Elle est séparée de la côte par une épaisseur d’une petite dizaine de kilomètres correspondant au Caux maritime, la route RD 940 faisant office de limite approximative. Entaillée par les vallées affluentes de la Seine et celles qui se jettent dans la Manche, la pointe de Caux est un plateau creusé par de nombreux petits talwegs. Elle se distingue du pays de Caux par une répartition diffuse des zones habitées dans la plaine agricole.

► Voir la fiche sur : La pointe du Caux (format pdf - 2.5 Mo - 14/02/2018)

Prairies dans un talweg entre Mannevillette et Heuqueville. (2009 - commune de Mannevillette)


  Le pays de Caux au nord du Havre

Le pays de Caux au nord du Havre
Le Caux au nord du Havre constitue le rebord du plateau de Caux urbanisé ou en voie de l’être. Il domine l’estuaire de la Seine et s’arrête au-dessus du coteau qui surplombe la ville basse et le port du Havre. Il est parcouru par un réseau de talwegs et de dépressions qui file vers la vallée de la Lézarde à l’est et vers les falaises naissantes de la côte d’Albâtre à l’ouest. Au nord, ses limites sont beaucoup plus floues. Elles correspondent aux limites des secteurs dans lesquels les pressions urbaines sont les plus fortes, c’est-à-dire les communes d’Octeville-sur-Mer, Fontaine-la-Mallet, Montivilliers et Fontenay.

► Voir la fiche sur : Le pays de Caux au nord du Havre (format pdf - 2 Mo - 15/02/2018)

Maraîchage à l’entrée d’Octeville-sur-Mer, une activité qui participe à la richesse agricole du Caux au nord du Havre. (2009 - commune d’Octeville-sur-Mer)


  Les petites vallées affluentes de la Seine

Les petites vallées affluentes de la Seine
Cette unité de paysage regroupe, au nord de la Seine entre Rouen et Le Havre, une série de sept vallées affluentes de la Seine en provenance du cœur du pays de Caux. Mesurant pour la plupart une vingtaine de kilomètres, elles trouvent leur origine parmi les innombrables talwegs qui découpent le plateau de Caux au sud de la ligne de partage des eaux. Il s’agit des vallées de l’Aubette/Robec, du Cailly, de l’Autreberthe, de la Rançon, de la Sainte-Gertrude, du Commerce et de la Lézarde/Saint-Laurent. Ces vallées abritent pour certaines des villes importantes comme Lillebonne dans la vallée du Commerce ou Barentin dans celle de l’Austreberthe ; d’autres débouchent sur les deux grandes villes de la région, Le Havre et Rouen.

► Voir la fiche sur : Les petites vallées affluentes de la Seine (format pdf - 2.6 Mo - 15/02/2018)

Vallée de la Rançon. (2009 - commune de Saint-Wandrille-Rançon)


  Le pays de Caux autour de Rouen

Le pays de Caux autour de Rouen
Le pays de Caux autour de Rouen correspond au plateau sur lequel est situé le nord de l’agglomération rouennaise. Pris entre les vallées du Cailly et du Crevon, il butte au sud sur la vallée de la Seine. La vallée du Robec ainsi que celle de l’Aubette, l’entaillent fortement à l’est au niveau de Darnétal. Dans l’agglomération elle-même, il s’appuie sur la ligne de crête dominant le cœur de la ville. Il englobe à peu de chose près les territoires urbanisés de Mont Saint-Aignan, Bois-Guillaume et Bihorel. Il se distingue du pays de Caux par l’influence urbaine très présente que subit les communes riveraines de Rouen.

► Voir la fiche sur : Le pays de Caux autour de Rouen (format pdf - 2.4 Mo - 15/02/2018)

Haies taillée aux abords d’une ferme