Envoyer à un ami  Imprimer  Augmenter la taille du texte  Réduire la taille du texte  abonner article  desabonner article
Grands dossiers

La darse de Lillebonne, une restauration écologique exemplaire

partager sur facebook partager sur twitter
publié le 26 mars 2019 (modifié le 19 juin 2019)
Cliquez sur l'image : Vue depuis le merlon de l'ancienne chambre de dépôt en septembre 2018 (GPMR) en grand format (nouvelle fenêtre)
Cliquez sur l’image : Vue depuis le merlon de l’ancienne chambre de dépôt en septembre 2018 (GPMR)
 
Dans le cadre de son projet d’approfondissement du canal de navigation de la Seine, le Grand Port Maritime de Rouen a monté un programme de mesures environnementales le long de la Seine.

Parmi ces projets, répartis entre Tancarville et Rouen, on retrouve 8 projets de restauration écologique, 2 projets de protection des rives contre l’érosion, et 1 projet de valorisation paysagère. Le site de restauration écologique de la darse de Lillebonne est un très bon exemple d’un projet de restauration écologique ambitieux et réussi.

Ce site de 23 hectares est composé d’une ancienne chambre de dépôt de sédiments de dragage du Grand Port Maritime de Rouen, d’une ancienne darse d’Esso exploitée entre 1932 et 1945 et de prairies de fauche. Il est situé entre la Seine, la rivière du Commerce et la zone industrielle de Port-Jérôme. Le site était partiellement occupé par des agriculteurs, et avait également d’autres usages : un feu de navigation et des canalisations souterraines d’hydrocarbures liquides ou liquéfiés et de gaz combustibles.

Les études sur l’état initial du site, menées en 2012 et 2013, montraient déjà une grande diversité des habitats naturels, avec de belles zones humides. Plusieurs scénarios ont été élaborés pour améliorer la fonctionnalité du site, allant d’un scénario de conservation de l’existant avec une gestion conservatoire des habitats jusqu’à un scénario de création d’une surface en zone intertidale et une véritable restauration des habitats estuariens typiques. C’est finalement la deuxième option qui est retenue par le Grand Port Maritime de Rouen.

Afin de maximiser l’impact de cette mesure, le port de Rouen a supprimé les digues sud et est de la chambre de dépôt et 300 mètres de linéaire de digue de protection en bord de Seine. De plus, le fond de la chambre de dépôt est remodelé par un terrassement. Enfin, des mares sont aménagées à proximité et des haies bocagères sont plantées dans les prairies de fauche avoisinantes.

Pour l’année 2019, les efforts se concentrent sur les problématiques paysagères et sur le suivi écologique du site. Le développement portuaire en Vallée de Seine  : une opportunité pour la restauration de la biodiversité  !

Cliquez sur les images pour les agrandir


Vues sur le site restauré, à marée basse (photo de gauche) et à marée haute (photo de droite), en août 2018 (GPMR)




Vue aérienne de la Darse de Lillebonne en 1935 (GPMR)