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Habitat, Aménagement, Construction, Paysages

Comment lire une unité paysagère ?

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publié le 18 décembre 2018
Une unité paysagère désigne une partie continue de territoire cohérente d’un point de vue paysager. Ce « paysage donné » est caractérisé par un ensemble de structures paysagères et d’éléments de paysage qui lui procurent sa singularité. (Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie, « Les atlas de paysages. Méthode pour l’identification, la caractérisation et la qualification des paysages », 2015)

L’Atlas des Paysages de l’Orne propose une lecture des unités paysagères en 5 parties  :

Partie 1 : Caractérisation de l’unité paysagère
Caractériser un paysage vise à décrire les traits caractéristiques d’un paysage (type de relief, forme des haies, bâti, matériaux et architecture, composition, forme, trame, implantation du bâti, matériaux et architecture). Ceux-ci font partie des éléments qui permettent de le distinguer des paysages voisins, aux côtés de la qualification et de l’analyse des dynamiques (cf parties suivantes).

Partie 2 : Qualification de l’unité paysagère
Qualifier un paysage vise à expliciter les représentations sociales et les systèmes de valeurs associés à ce paysage. Ces représentations et systèmes de valeurs sont soumis à diverses influences qui se diffusent et se stabilisent à différents niveaux d’organisation sociale. L’Atlas des Paysages en considère deux en particulier  :

  • Les représentations qui font référence à une culture locale, et qui traduisent la manière dont les habitants perçoivent leur territoire. Celles-ci ont été collectées lors des Ateliers du Paysage ;
  • Les représentations paysagères qui renvoient à une culture académique et sont véhiculées par les arts (littérature, peinture, photographie, cinéma …), les médias Une recherche bibliographique a permis de rassembler les éléments les plus évoqués au fil de l’histoire.

Partie 3 : Les limites de l’unité paysagère
Une unité paysagère est distinguée des unités paysagères voisines par des limites qui peuvent être nettes ou progressives. Celle-ci a été définie pour être en cohérence avec les unités définies au niveau national, et être pertinente à une échelle du 1/100 000.

Partie 4 : Les dynamiques paysagères à l’œuvre
L’analyse de l’évolution des paysages et des dynamiques générales repose à la fois sur les dynamiques observées via la base de connaissances issues de l’inventaire des paysages (2001), d’un travail de terrain, de l’étude de données statistiques (données INSEE, Fichier des Logements par Communes, Mise à jour des informations cadastrales, Registre Général Parcellaire, Etablissement Public Foncier de Normandie, les fichiers et Sitadel2), de données photographiques  : vues aériennes de l’IGN - années 50 et prises de vues obliques (observatoire de la DREAL depuis une vingtaine d’années.) ; mais également sur les dynamiques perçues par les habitants, à partir des données récoltées lors des Ateliers Paysages à l’échelle locale

Partie 5 :
Les atouts et faiblesses de l’unité paysagère désignent des éléments de paysage ou des dynamiques qui présentent des opportunités ou des menaces pour l’amélioration du cadre de vie des populations. Ils ont été synthétisés à partir d’une analyse alliant celles identifiées par les paysagistes et celles relevant des perceptions locales.