Autopartage : contexte et actualités
Alors que la voiture individuelle reste dominante dans les territoires peu denses, l’autopartage émerge comme une solution pour concilier mobilité, économie et écologie.
Qu’est-ce que l’autopartage ?
L’article L1231-14 du Code des transports définit l’activité d’autopartage comme « la mise en commun d’un véhicule ou d’une flotte de véhicules de transport terrestre à moteur au profit d’utilisateurs abonnés ou habilités par l’organisme ou la personne gestionnaire des véhicules. Chaque abonné ou utilisateur habilité peut accéder à un véhicule sans conducteur
pour le trajet de son choix et pour une durée limitée ».
Cette solution de mobilité est se développe dans de nombreuses zones rurales et peu denses. Elle offre aux habitants qui ne disposent pas de voiture personnelle une alternative pour se déplacer dans des territoires où l’usage automobile reste dominant. Elle permet des gains écologiques et économiques pour les usagers.
L’autopartage existe sous différentes formes :
- Entre particuliers avec mise en relation
- Au sein d’un même réseau comme une zone de résidence ou une entreprise.
- En boucle via un opérateur. Dans ce cas le plus commun, le véhicule est récupéré puis restitué à une station.
- En libre-service où dans ce cas les véhicules peuvent être empruntés et restitués à deux endroits différents. Ces situations ne peuvent exister que dans des grandes agglomérations comme Paris.
Quand le service est géré par un prestataire privé, il diffère d’un service de location classique par la disponibilité des véhicules et la possibilité de l’utiliser en passant simplement par une application ou une solution web/téléphonique. La contractualisation est également plus légère et ne nécessite par exemple pas de contrôle. L’autopartage est, pour conclure, intrinsèquement de courte durée. Les réservations sont très souvent réalisées à l’heure.
L’autopartage en Normandie
15 EPCI ont mis en place cette solution en Normandie dont plus de la moitié dans l’Orne notamment du fait que le Conseil Départemental propose un service « Autofree61 » dans plusieurs sites du territoire.
D’autres initiatives existent au niveau des AOM notamment en partenariat avec les opérateurs privés comme Clem’ ou Courteasy qui proposent des solutions clé en main.
L’autopartage est ainsi généralement lié à un territoire rural mais peut également faire partie d’un bouquet de services en ville.
Sur le territoire de la communauté urbaine de Caen la mer, Il est ainsi possible de louer une voiture à l’heure ou à la journée grâce au service Twisto Auto.
Cela permet notamment de réduire le nombre de nombre de véhicules des foyers et de proposer une solution pour des besoins exceptionnels.
Actualités
Des travaux ont récemment été conduits par un groupe national autopartage regroupant la DGITM, le Cerema et l’ADEME. Ces travaux ont abouti en 4 axes de travail :
- Transformer l’expérience usager.
- Rendre l’autopartage plus visible.
- Faciliter le déploiement de stations d’autopartage.
- Lancer une expérimentation de mise en autopartage de flottes professionnelles.
Le ministre des transports a précisé en décembre 2025 un objectif du gouvernement d’atteindre 70 000 véhicules en autopartage à l’horizon 2031.
Cela nécessitera un développement conséquent de cette solution dans l’ensemble du territoire.
La région Ile-de-France a par exemple annoncé en début d’année son souhait de lancer un service d’autopartage régional en 2027.Île-de-France Mobilités envisage une flotte de 5 000 véhicules de plusieurs catégories (utilitaires, citadines, véhicules intermédiaires…).
De plus, une expérimentation va être lancée en 2026 avec l’Ademe pour mettre en autopartage des flottes de voitures professionnelles, d’abord pour des usages ouverts aux salariés, puis pour le grand public.
En Normandie, ce type de service continue de se développer avec par exemple un lancement prochain dans la Communauté de Communes du Val d’Orne.
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