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DREAL   NORMANDIE
Direction Régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement

Suivi hydrobiologique du Marais de Cressenval

publié le 26 mars 2019 (modifié le 28 mars 2019)
Cliquez sur l'image : Ruisseau des cressonnières aval (DRAL Normandie) en grand format (nouvelle fenêtre)
Cliquez sur l’image : Ruisseau des cressonnières aval (DRAL Normandie)
Le Marais de Cressenval est un milieu remarquable situé dans l’estuaire de la Seine près du Havre. Il fait partie de la Réserve Naturelle Nationale de l’estuaire de la Seine.

Depuis 2016, un travail collaboratif est mené en DREAL Normandie, en partenariat avec la Maison de l’Estuaire, gestionnaire de la Réserve naturelle de l’estuaire de la Seine pour inventorier les espèces présentes dans le Marais de Cressenval pour répondre aux problématiques suivantes  :

  • quel potentiel de restauration existe-t-il pour ces fossés dans le cadre d’un plan pluri-annuel ?
  • le fossé le plus dynamique du secteur peut-il être considéré comme une référence ?

Dans ce cadre, le laboratoire d’hydrobiologie de la DREAL Normandie effectue des suivis des peuplements d’invertébrés et de diatomées benthiques sur des sources et des fossés du Marais de Cressenval. Il s’agit d’un milieu atypique entre des falaises de craie, le canal de Tancarville et le pont du même nom. Cet espace en demi-lune a été drainé pour permettre l’exploitation agricole. Le réseau de fossé ainsi créé est alimenté par des résurgences de nappe en pied de falaise et se jette dans le canal de Tancarville après moins de deux kilomètres.

Pour les suivis diatomées, la méthode normalisée appliquée sur les suivis DCE a été employée (NFT 90-354). Pour les suivis invertébrés, dans une logique d’inventaire, une méthode développée par les collègues de la DREAL Centre-Val de Loire a été retenue. Il s’agit d’un prélèvement saisonnier des habitats les plus accueillants de chaque station, suivi d’une détermination à l’espèce des individus retrouvés.

Les premières conclusions de l’étude montrent une qualité d’eau bonne, voire très bonne, et une diversité des espèces d’invertébrés fortement freinée par une faible diversité des habitats disponibles. Cela s’explique en raison du manque de dynamisme hydraulique général sur le secteur d’étude. Le fossé le plus intéressant, pressenti pour servir de référence, présente toutefois une diversité d’habitat supérieure aux autres points de suivi.

Les résultats mis en avant par ce travail de suivi figureront dans un rapport attendu en 2019.
Ils seront exploités pour la gestion de la Réserve naturelle de l’estuaire de la Seine, dans le cadre de plusieurs actions inscrites au 4ᵉ Plan de Gestion (2018 – 2028)  :

  • suivre l’état de santé des populations et milieux à long terme ;
  • définir et mettre en œuvre une stratégie d’adaptation au changement climatique ;
  • entretien, suivi et gestion du réseau hydraulique.

Étant donné l’intérêt du site, son ajout à la liste des sites de suivi du réseau DCE est également à l’étude.

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Plectrocnemia conspersa en grand format (nouvelle fenêtre)
Plectrocnemia conspersa
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Niphargus