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Données, Cartes, Publications

Le climat, un régulateur des milieux et des activités humaines

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publié le 29 mai 2020

  Définition

Le climat est généralement exprimé par la moyenne de ses paramètres les plus représentatifs, calculés sur une période de 30 ans, appelée “Normale”. Cette approche opérationnelle a l’inconvénient de gommer la variabilité qui est une caractéristique essentielle du climat de Normandie.

Le “temps météorologique” exprime l’état de l’atmosphère en un point et à un instant donnés. C’est la combinaison d’éléments tels que la température, la pression atmosphérique, la vitesse et la direction du vent "

  Le changement climatique actuel

Les derniers rapports du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) montrent que les activités humaines sont à l’origine d’un modification importante de l’équilibre du climat à l’échelle de la planète, notamment en raison de l’augmentation de la concentration des gaz à effet de serre.

Le climat mondial s’est déjà réchauffé de 1 °C environ en moyenne par rapport à l’ère préindustrielle. Au rythme des émissions actuelles, le réchauffement climatique devrait atteindre 1,5 °C entre 2030 et 2050. Sans politiques très volontaristes de diminution des gaz a effet de serre, le réchauffement climatique global devrait atteindre 4,8 °C d’ici 2100 (GIEC, 2014).

Pour en savoir plus :

  Un régulateur des milieux

Le climat rythme les saisons et a des impacts sur l’ensemble des composantes de l’environnement  : la qualité de l’air, l’écoulement des rivières et les nappes d’eau souterraines, la végétation et les sols, la biodiversité et les paysages, le système marin et littoral et, à plus long terme, les formes du relief. Ainsi, les échanges d’eau entre l’atmosphère et la terre s’organisent dans le cadre du cycle de l’eau.

Figuration simplifié du bilan hydrologique et du bilan hydrique en grand format (nouvelle fenêtre)
Figuration simplifié du bilan hydrologique et du bilan hydrique

Le cycle de l’eau (extraits)
Quand les sols sont gorgés d’eau et/ou que les pluies sont très violentes, l’excédent de précipitations constitue le surplus hydrologique. Une part de ce surplus provoque une érosion des sols par ruissellement avant de rejoindre une rivière. L’autre partie traverse le sol et le sous-sol, contribuant à la recharge des nappes d’eau souterraines qui interviennent, elles aussi, dans l’alimentation des cours d’eau.


  Un régulateur des activités humaines

L’influence des facteurs climatiques sur la santé est mise en avant depuis l’Antiquité La vie humaine s’est développée dans les conditions climatiques qui lui étaient favorables.

Héritages de l’histoire et des progrès technologiques, les systèmes de production agricoles et forestiers se sont progressivement spécialisés en s’appuyant sur les ressources en eau disponibles et en s’adaptant aux températures, à l’ensoleillement, aux épisodes venteux.

L’élevage est une activité importante en Normandie, souvent associée à la polyculture. On retrouve ainsi les systèmes d’élevage herbagers sur les zones les plus arrosées et les plus exposées aux vents, a l’Ouest. Les zones les plus
sèches du sud de l’Eure sont dominées par des cultures annuelles (céréales et oléoprotéagineux).

Comme pour les activités agricoles, le climat influence la composition et le développement des forêts et, par conséquent, la sylviculture qui y est pratiquée. La longueur des cycles de production forestière (de 40 à 200 ans) nécessite de prendre en compte, dès aujourd’hui, les évolutions à venir dans le choix des essences.

L’accès a l’eau a été déterminant pour le développement des activités humaines. De très nombreuses grandes villes se sont ainsi implantées à proximité d’un cours d’eau ou près de la mer. Les ressources naturelles sont plus ou moins valorisables selon les progrès techniques et le contexte socio-économique. En Normandie, l’exemple le plus éloquent est l’importance des implantations humaines sur le littoral  : la mer est d’abord une ressource alimentaire, puis devient en même temps une ressource économique avec la pêche, la conchyliculture, les échanges portuaires et le développement du tourisme.

Parfois, l’évolution économique a favorisé des implantations humaines très denses, au-delà des “capacités” d’approvisionnement naturelles du territoire, ce qui peut le rendre beaucoup plus vulnérable aux évolutions climatiques.