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Habitat, Aménagement, Construction, Paysages

Glossaire

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publié le 23 février 2018

  Anémomorphose

Modification de la forme des plantes et des paysages végétaux sous l’effet des vents dominants. Les arbres peuvent ainsi avoir ce que l’on appelle un « port en drapeau ».

  Anticlinal

En géologie, un pli présentant une convexité vers le haut et dont le centre est occupé par les couches géologiques les plus anciennes.

  Ballastière

Site d’extraction de matériaux alluviaux (graviers, sables…), généralement implanté en fond de vallée, donnant alors naissance à des étangs restant le plus souvent en place après la fin d’exploitation du site.

  Biodiversité

Ensemble des patrimoines génétiques des espèces végétales et animales vivant dans un biotope donné, et par extension, dans la totalité de la biosphère.

  Bocage

Espace fortement cloisonné par des haies denses d’arbustes et d’arbres, éventuellement édifiées sur des talus de terre. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.

  Bois Raméal Fragmenté

Nom donné à un mélange de résidus de broyage de rameaux de bois frais (branches). Par sa couverture du sol et son apport en lignine, il favorise le développement d’humus qui permet de limiter, voir de supprimer, le labour, les apports d’engrais et l’irrigation. En utilisant des branches fraîchement broyées et répandues rapidement au sol, toute une pédofaune et pédoflore va s’installer et ainsi reproduire les mêmes mécanismes que la forêt, laquelle est autosuffisante. Les BRF sont considérés comme des aggradants (on parle alors d’aggradation à l’inverse de dégradation) et présentent donc un matériau de premier choix pour restaurer les sols épuisés.

  Boutonnière

Vaste combe limitée par deux cuestas qui se font face, provenant d’une déformation anticlinale érodée en son centre. Les couches géologiques les plus anciennes apparaissent alors au creux de la boutonnière.

  Butte

Forme de relief érigée et isolée, de taille très variable.

  Butte-témoin

Butte dégagée en avant d’un plateau et « témoin » d’une ancienne extension de ce plateau. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.

  Cavée

Chemin creux et bordé de talus enherbés ou plantés.

  Circulation douce

Circulation réservée aux piétons et/ou aux vélos, sans engins motorisés.

  Clairière

(De clair) endroit dégarni d’arbres dans un bois, une forêt. Synonymes  : échappée, trouée. Petit Robert. Espace ouvert au sein d’un bois, d’une forêt. La partie « claire » de la forêt quand elle est naturelle, et éclaircie quand on l’a dégarnie. Une clairière est ensoleillée et propre à l’habitat, à la culture, lieu de vie par opposition au sous-bois. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.

  Clos-masure

« Se présente sous la forme d’un clos, délimité par un talus d’alignements d’arbres, à l’intérieur duquel se répartissent la maison d’habitation et les bâtiments agricoles. La cour est plantée de pommiers de haute-tige, plusieurs mares y sont dispersées. » D’après « Clos-masures et paysage cauchois » CAUE 76.

  Colline

Relief de dimension modérée, plus ou moins allongé, se présentant généralement en famille (sinon on parle plutôt de butte). L’altitude relative est assez faible : 50 à 500 m environ. Les collines se développent surtout dans des roches relativement imperméables et tendres, propices à la multiplication des vallons, et notamment dans les dépôts de piedmonts. L’ensemble du relief évoque l’idée de vagues, de moutonnements. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.

  Courtil

« Petite cour ou jardin de campagne qui n’est point fermé de murs, mais seulement de haies, de fagotage ou de fossés ». D’après « le langage des géographes » de François de Dainville.

  Cuesta

Relief dissymétrique réalisé par une couche résistante modérément inclinée et interrompue par l’érosion. La cuesta comprend un front en pente raide et un plateau doucement incliné en sens inverse.

  Estran

Espace littoral compris entre le plus haut et le plus bas niveau de la mer.

  Eléments de paysage

Eléments du paysage (arbres isolés, haies, routes, habitat…) qui, combinés entre eux, forment les structures du paysage, comme des pièces de bois qui assemblées forment la charpente d’un toit.

  Falaise

Côte élevée et abrupte due à l’érosion marine.

  Forière

Chemin planté en pourtour de village.

  Hameau

Petit groupe d’habitations. Le hameau est généralement un groupement de fermes. En France, le hameau n’a pas de statut juridique et relève des écarts. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.

  Karst

Forme d’érosion du calcaire, due en partie à l’eau, par dissolution chimique et usure mécanique. Le relief karstique est constitué de grottes, gouffres, vallées sèches, gorges, dépressions fermées, avec absence d’eau en surface. On a évalué à 25 mm par millénaire la tranche de calcaire ainsi érodée par l’eau, soit 100 m en 4 millions d’années.

  Lisière

Bordure. S’emploie surtout pour les forêts (syn. : Orée), et pour les champs. Cependant on évoque parfois les lisières d’un pays, d’une ville ; on parle alors de lisière urbaine. D’après « les mots de la géographie » Roger Brunet.

  Maillage bocager

Se réfère à la structuration en réseau que les haies forment entre elles dans un paysage bocager. D’après « le guide d’observation du patrimoine rural ».
Le maillage primaire est adossé aux routes et cours d’eau. Le maillage secondaire redivise les champs entre eux. Extrait de « l’entretien courant des haies » IDF.

  Marnière

Cavité résultant de l’extraction de la craie en profondeur, craie utilisée pour amender les terres de cultures (marnage). D’après « Clos-masures et paysage cauchois » CAUE 76.

  Open-field

(De l’anglais Champ ouvert) campagne ouverte aux parcelles non encloses – type de paysage rural principalement présent dans le nord de la France et souvent opposé au paysage de bocage, plus fermé.

  Paysage

« Étendue de pays perçue par un observateur », au sens minimal du dictionnaire. La perception est au cœur de la définition, ce qui fait du paysage une notion à la fois scientifique (connaissance du « pays ») et culturelle (relation sensible de l’homme à son espace de vie). La définition du paysage par la convention européenne du paysage est la suivante : « Paysage » désigne une partie de territoire telle que perçue par les populations, dont le caractère résulte de l’action de facteurs naturels et/ou humains et de leurs interrelations.

  Rideaux de culture

« Ce sont des ressauts brusques, dont les talus escarpés interrompent les pentes régulières des versants et leur donnent parfois l’aspect de gigantesques escaliers. » D’après Albert Demangeon, géographe.

  Ripisylve

Formation végétale constituée par des arbres et des arbustes implantés le long d’un cours d’eau. Accueillant des espèces appréciant les sols humides, comme l’aulne glutineux, les peupliers et de nombreux saules, la ripisylve est un élément fondamental des paysages de rivières.

  Site bâti, village-site

Village composant un site remarquable dans le paysage, du fait de l’agencement du bâti avec le relief.

  Structures paysagères

Les structures paysagères correspondent à des systèmes formés par des objets, éléments matériels du territoire considéré, et les interrelations, matérielles ou immatérielles, qui les lient entre eux et/ou à leur perception par les populations. Ces structures paysagères constituent les traits caractéristiques d’un paysage. Elles participent au premier chef à l’identification et la caractérisation d’un paysage. Un « paysage donné » est caractérisé par un ensemble de structures paysagères. L’analyse du paysage nécessite un exercice de sélection des composants pour leurs relations, leur organisation particulière, leur capacité à structurer. Les structures paysagères reflètent les structures sociales. Les structures paysagères offrent l’armature des projets de protection, de gestion et/ou d’aménagement du paysage. D’après « les unités et les structures paysagères dans les Atlas de paysages » 2007 MEDDAT.

  Structures végétales

Agencement et combinaison de végétaux ligneux (arbres et arbustes) prenant la forme de haies, alignements réguliers, vergers, mails, bosquets, ou arbres isolés… Ces végétaux – groupés ou isolés – s’associent pour structurer les paysages agricoles, particulièrement dans les pays de bocage.

  Talus plantés

« Composante majeure des clos-masures, le talus planté cauchois est une forme végétale très spécifique. Appelé localement fossé, il est constitué d’une levée de terre, bordée traditionnellement, à son pied, de deux fossés en creux qui recueillent les eaux de pluie ruisselant dans la cour Le talus est surmonté d’un ou de deux alignements d’arbres de haut-jet disposés en quinconce et plantés très serrés. » D’après « Clos-masures et paysage cauchois » CAUE 76.

  Têtard

Un arbre à tronc très court au sommet duquel toutes les branches sont taillées régulièrement à ras. Cette taille permet de produire du bois de chauffage facile à exploiter et de l’osier quand les trognes sont des saules, arbres particulièrement adaptés à ce type de traitement. Leurs silhouettes caractéristiques sont reconnaissables dans la campagne, surtout quand ils sont isolés.

  Unité de paysage, unité paysagère

Portion de territoire présentant des caractères de paysage homogènes. L’identification des unités de paysage permet de mesurer la diversité des paysages pour un territoire donné, et d’identifier les traits de caractères qui les différencient. Sa délimitation procède en particulier de la perception de ses limites sur le terrain, pouvant être constituées par des reliefs, des secteurs urbanisés, un changement de la couverture végétale naturelle, agricole et forestière, changement pouvant être rapide ou progressif. L’unité de paysage se définit tout autant par ses caractéristiques propres que par comparaison à celle de ces voisines  : comme la pièce d’un puzzle, elle ne prend son sens qu’au sein de la mosaïque de paysages d’un territoire plus vaste auquel elle appartient.

  Valeur paysagère

Caractéristique forte et essentielle d’un paysage, qui peut être un élément ou une forme d’organisation d’éléments entre eux. L’identification des valeurs paysagères permet d’interroger les transformations d’un paysage pour vérifier si elles le valorisent ou non ; c’est aussi une source d’inspiration pour agir et transformer l’espace dans l’esprit des lieux.