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Grands dossiers

Des projets de restauration au Conseil de l’estuaire

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publié le 7 novembre 2018
Cliquez sur l'image : La darse de Lillebonne, un projet de restauration porté par le GPMR présenté au Conseil de l'estuaire le 25 octobre (crédit photo : GPMR)  en grand format (nouvelle fenêtre)
Cliquez sur l’image : La darse de Lillebonne, un projet de restauration porté par le GPMR présenté au Conseil de l’estuaire le 25 octobre (crédit photo : GPMR)
Le Conseil de l’estuaire s’est réuni ce jeudi 25 octobre 2018, sous la présidence de Fabienne BUCCIO, préfète de la région Normandie, préfète de la Seine-Maritime pour la deuxième fois cette année.

Cette instance de gouvernance vise depuis 2001 à mettre en cohérence l’ensemble des politiques menées sur l’estuaire de la Seine, en conciliant le développement économique du territoire et la préservation des fonctionnalités écologiques. En effet, l’estuaire de la Seine, qui s’étale du barrage de Poses jusqu’à l’embouchure de la Seine, concentre de nombreux enjeux. Les intérêts industriels, portuaires mais aussi de préservation de l’environnement doivent être confrontés dans un objectif de développement durable. Dans ce contexte particulier, en présence de partenaires multiples ayant chacun la maîtrise de compétences différentes, il est indispensable de proposer une gouvernance basée sur la concertation et le partage.

Depuis sa création, le Conseil de l’estuaire s’est progressivement élargi en associant l’ensemble des partenaires de l’estuaire. Il regroupe aujourd’hui les administrations, les grands établissements publics, les EPCI de l’estuaire, les chambres d’agriculture, les agences d’urbanisme, les représentants de la communauté scientifique, les associations de protection de la nature et les groupements d’usagers. L’importante mobilisation lors des deux réunions de l’année 2018 est le signe de l’intérêt que revêtent ces réunions pour les différents partenaires de l’estuaire de la Seine.

Le Conseil de l’estuaire se réunit maintenant deux fois par an. Une première réunion permet d’aborder des sujets globaux et stratégiques à l’échelle de l’estuaire tout entier. Ainsi en février 2018, le Conseil avait pu aborder l’avancement de la mise en œuvre des projets stratégiques des grands ports maritimes du Havre et de Rouen, ainsi que les actions que ces derniers ont mises en œuvre en faveur des espaces naturels. Un bilan de la santé environnementale de l’estuaire avait également été proposé à l’audience, avec des focus sur les enjeux de biodiversité du territoire, et sur l’état des masses d’eau. Enfin, la DREAL Normandie avait présenté deux chantiers concernant l’identification de secteurs potentiels pour restaurer la biodiversité en Normandie et le lancement d’un projet de référentiel partagé des fonctionnalités écologiques de l’estuaire (projet REPERE).

Le Conseil de l’estuaire du 25 octobre 2018, deuxième réunion annuelle, a eu pour objectif de traiter de sujets plus territorialisés et de faire plusieurs focus sur des projets de restauration concrets portés par les partenaires de l’estuaire. La réunion a donc permis d’aborder les avancées du projet REPERE, de présenter les nouveaux outils offerts par la réglementation pour la restauration écologique, et de présenter plusieurs projets de restauration portés par les EPCI de l’estuaire et par les grands ports maritimes.

Parmi les outils nouveaux qu’offre la réglementation, il semblait important de partager avec l’ensemble des partenaires de l’estuaire de la Seine les possibilités qu’offrent les sites naturels de compensation et les obligations réelles environnementales, qui viennent s’ajouter au panel d’outils au service des porteurs de projets dans le montage des mesures compensatoires liées à leurs projets lorsque la séquence « Éviter et Réduire » n’a pas permis d’éliminer complètement l’impact au milieu naturel.

Parmi les projets de restauration présentés lors de la réunion, on peut citer un large travail mené par la métropole de Rouen Normandie sur la boucle d’Anneville-Ambourville, le positionnement volontaire de la communauté d’agglomération Caux Seine Agglo pour la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement de ses zones d’aménagement concerté (ZAC), et le projet de restauration d’une ancienne darse portuaire à Lillebonne, porté par le Grand Port Maritime de Rouen (qui illustre cet article).

La préfète de région a conclu ce Conseil de l’estuaire en donnant rendez-vous à l’ensemble des partenaires pour une nouvelle réunion dédiée aux questions stratégiques globales de l’estuaire en début d’année 2019.

Pour en savoir plus, vous pouvez télécharger les présentations de la séance.