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Eau, Nature, Mer et Littoral

Des passages adaptés pour la faune sur l’A28

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publié le 19 mai 2016
Assurer la perméabilité des ouvrages routiers pour la faune n’est pas chose facile.
Illustration : Animaux sauvages  en grand format (nouvelle fenêtre)
Illustration : Animaux sauvages

Cela se complique si l’on considère que ces ouvrages routiers sont entièrement clôturés pour empêcher les animaux de se retrouver sur la plate-forme routière et éviter les collisions avec les véhicules, ce qui est le cas des autoroutes et d’autres voies routières importantes.



C’est pourquoi il est primordial de concevoir, dès la phase projet, des ouvrages qui permettront à l’ensemble des animaux d’effectuer les déplacements nécessaires à leurs cycles biologiques  : alimentation, repos, reproduction, brassage génétique… pour ne pas rompre les continuités ou corridors écologiques qu’ils ont l’habitude d’emprunter.

L’autoroute A28 compte, sur les 125 kms de la partie normande traversée (Orne & Eure), 10 passages à faune qui permettent ces échanges de part et d’autre de l’ouvrage.

Il en existe divers types : des passages inférieurs (sous la route) et des passages supérieurs (ponts). Certains sont mixtes pour répondre à une double fonction  : le passage des animaux et l’écoulement d’un cours d’eau (passage hydraulique mixte) ou le passage des animaux et une circulation routière de faible ampleur (passage inférieur ou supérieur mixte). Enfin, il existe des passages supérieurs dédiés exclusivement au passage des animaux sans autre usage autorisé.
Les différents passages de l’autoroute A28 font l’objet pour le compte d’Alis, société concessionnaire de l’A28, d’un suivi de leur fréquentation par les fédérations des chasseurs de l’Orne et de l’Eure depuis 2006.

Différentes techniques sont mises en œuvre pour permettre ces suivis  : des pièges à traces (surface composée de sable permettant de relever les traces des animaux) sont positionnés sur ces ouvrages ou, plus récemment, des pièges photographiques à détection de présence judicieusement positionnés pour « capturer » en images les animaux qui empruntent ces passages.

Les résultats de ces suivis confirment globalement le bon fonctionnement de ces ouvrages avec certes des différences dues à leur conception ou aux usages non prévus qui peuvent y être notés  : quads, motos, clôture agricole, tracteurs Parfois, des aménagements complémentaires simples ont pu accroître leur fréquentation par les animaux  : pose de blocs rocheux, plantations appétentes

Sans surprise, les ouvrages supérieurs entièrement dédiés aux animaux sauvages obtiennent les meilleurs résultats  : sur les deux passages de cette nature dans l’Orne et pour la période de mi-septembre 2014 à janvier 2015, ce ne sont pas moins de 152 sangliers, 256 chevreuils, 174 cerfs et 253 autres petits animaux (renards, blaireaux, lièvres, lapins…) qui ont utilisé ces ouvrages.


Exemple de passages à faune
Pour regarder les vidéos, cliquez sur l’onglet Illustration bouton lecture et pour une lecture plein écran Illustration bouton plein écran.


Vidéo passage de cerfs (durée : 30 s) Vidéo passage de sangliers (durée : 30 s)





Des passages adaptés pour la faune sur l’A28





Des passages adaptés pour la faune sur l’A28